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Arnaques : le Cambodge enquête sur 5 sociétés de sécurité privées

Après le rapport d'Amnesty, le 1er novembre 2026, les autorités ont élargi leurs investigations aux sociétés de sécurité et aux militaires. Voici ce que les expatriés de Siem Reap doivent savoir.

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Mis à jour le 2026-11-03 5 min

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En bref

  • ●Le 1er novembre 2026, Chhay Sinarith a annoncé des enquêtes sur des sociétés de sécurité privées et des militaires liés aux arnaques (source : Phnom Penh Post, 2 novembre 2026).
  • ●Le complexe de Long Bay (province de Koh Kong) reste sous enquête. De petites opérations seraient toujours actives à Preah Sihanouk, Phnom Penh et Poipet.
  • ●Pour les expatriés : les propriétaires de biens loués à des groupes criminels risquent des poursuites. Vérifier son employeur et son bailleur devient une habitude utile.
  • ●Prochaines étapes : de nouvelles enquêtes sur les sociétés nommées, et un examen du rôle joué par les propriétaires de casinos et de complexes hôteliers.
529 affaires, 5 778 personnes
Affaires devant les tribunaux
Annonce du 1er novembre 2026
Période
Koh Kong, Preah Sihanouk, Phnom Penh, Poipet
Lieu(x)
Phnom Penh Post, 2 novembre 2026
Source

Les faits en bref

  • Annonce du 1er novembre 2026. Chhay Sinarith, ministre chargé des Missions spéciales et chef du secrétariat de la Commission ad hoc de lutte contre les arnaques technologiques (CCTC), a annoncé l'élargissement des enquêtes.
  • 5 sociétés de sécurité privées nommées. Selon Amnesty International, Leap Somnang Security, Security Response, ZD Security, Dara Security Service (DAS) et Best (Cambodia) Security Service auraient protégé des groupes criminels. Ces mentions sont des allégations, et elles constituent la base des enquêtes.
  • Plus de 20 militaires en service. Le rapport affirme qu'ils travaillaient comme gardes ou responsables de la sécurité dans des complexes d'arnaques.
  • 529 affaires, 5 778 personnes. Ces affaires liées aux arnaques sont actuellement devant les tribunaux cambodgiens. Les suspects incluent notamment des ressortissants chinois, japonais, indiens et vietnamiens.
  • 86 grands complexes fermés. Amnesty International a reconnu ces fermetures. Les autorités affirment toutefois découvrir de petites opérations presque chaque jour.

Le déroulement des faits

Voici les étapes connues, d'après les déclarations rapportées par le Phnom Penh Post. Certaines dates ne sont pas précisées dans la source.

  1. Avant le rapport : les autorités concentraient leurs efforts sur les principaux cerveaux des réseaux. Les complices de rang inférieur et le personnel de sécurité des complexes restaient moins visibles.
  2. Date non précisée : 86 grands complexes d'arnaques ont été fermés. Amnesty International reconnaît ces fermetures.
  3. Octobre 2026 : Al Jazeera a publié une vidéo montrant un centre d'arnaques dans le complexe de Long Bay, province de Koh Kong.
  4. Quelques jours avant le 1er novembre : Amnesty International a publié son rapport. Il nomme cinq sociétés de sécurité et plus de 20 militaires en service.
  5. 1er novembre 2026 : Chhay Sinarith a annoncé l'élargissement des enquêtes aux sociétés privées, aux militaires et à d'autres personnes liées à Long Bay ou à de grandes opérations d'arnaques. Il a également déclaré que le Cambodge acceptait les conclusions d'Amnesty.
  6. 2 novembre 2026 : le Phnom Penh Post a publié les déclarations du ministre.
  7. À venir : des enquêtes sur les sociétés de sécurité, les poursuites contre Deng Pibing (alias Dung Ping), une enquête sur les responsables nommés dans le rapport, et un examen du rôle joué par les propriétaires de casinos et de complexes hôteliers.

Détail par catégorie

Les chiffres ci-dessous sont ceux rapportés dans l'article source. Ils sont regroupés par type d'acteur ou par lieu.

CatégorieChiffreDétails
Sociétés de sécurité privées5Nommées par Amnesty International, avec des enquêtes annoncées sur d'éventuelles activités illégales, notamment complicité ou torture.
Militaires en servicePlus de 20Auraient travaillé comme gardes ou responsables de la sécurité dans des complexes d'arnaques.
Affaires judiciaires529 affaires / 5 778 personnesEn cours devant les tribunaux cambodgiens.
Nationalités des suspectsChine, Japon, Inde, VietnamLa liste n'est pas exhaustive (« entre autres »).
Grands complexes fermés86Fermetures reconnues par Amnesty International.
Zones de petites opérations3 zonesPreah Sihanouk, Phnom Penh et Poipet. Les opérateurs et les propriétaires de biens ne seraient pas exemptés de poursuites.

Ce que cela signifie concrètement pour Siem Reap

  • Aucune mention de Siem Reap. Les zones nommées sont Koh Kong, Preah Sihanouk, Phnom Penh et Poipet. L'enjeu concerne surtout la vigilance générale des expatriés à travers le Cambodge.
  • Responsabilité des bailleurs. Le ministre a averti que les propriétaires de biens ne seraient pas exemptés de poursuites. Un bailleur responsable a donc tout intérêt à connaître ses locataires. Attendez-vous à des questions plus détaillées lors de la location d'un logement.
  • Contrôle accru de la sécurité privée. Les cinq sociétés nommées font l'objet d'enquêtes. Les gardes et les entreprises de sécurité au service de résidences, de commerces ou d'hôtels pourraient être davantage contrôlés.
  • Offres d'emploi à vérifier. Les centres d'arnaques emploient des étrangers. Une offre d'emploi bien rémunérée à l'étranger, vague sur l'entreprise, mérite une vérification approfondie.
  • Un signe positif d'application de la loi. Les autorités affirment poursuivre les petites opérations, sans s'arrêter aux grands cerveaux. Elles estiment que ces opérations n'atteindront plus l'ampleur des années précédentes.

Comment éviter les ennuis

  1. Étape 1 : vérifiez qu'un employeur existe légalement avant d'accepter un emploi. Demandez l'immatriculation de l'entreprise, l'adresse de son bureau et un contrat écrit.
  2. Étape 2 : méfiez-vous des offres très bien rémunérées qui n'exigent aucune compétence particulière et impliquent de se rendre dans une autre province ou un autre pays.
  3. Étape 3 : ne remettez jamais votre passeport à un employeur ou à un intermédiaire. Gardez une copie numérique.
  4. Étape 4 : si vous louez un bien, vérifiez l'identité de votre bailleur et signez un bail écrit. Si vous êtes bailleur, documentez l'identité et l'activité de vos locataires.
  5. Étape 5 : renseignez-vous sur ce que fait réellement un site avant de le visiter ou d'y travailler. Un complexe clos et isolé, surveillé par des gardes armés, est un signal d'alerte.
  6. Étape 6 : dites à un ami ou à un proche où vous travaillez et où vous allez. Gardez les coordonnées de votre ambassade à portée de main.
  7. Étape 7 : en cas de doute ou de situation inquiétante, contactez votre ambassade ou les autorités locales. Conservez les messages et les contrats comme preuves.

Questions fréquentes

Qui a annoncé ces nouvelles enquêtes, et quand ?
Chhay Sinarith, ministre chargé des Missions spéciales et chef du secrétariat de la Commission ad hoc de lutte contre les arnaques technologiques (CCTC), a fait l'annonce le 1er novembre 2026. Elle est intervenue quelques jours après la publication d'un rapport d'Amnesty International.
Quelles sociétés de sécurité sont concernées ?
Amnesty International nomme Leap Somnang Security, Security Response, ZD Security, Dara Security Service (DAS) et Best (Cambodia) Security Service. Ce sont des allégations. Les autorités ont annoncé des enquêtes pour déterminer si ces sociétés ont participé à des activités illégales.
Combien d'affaires d'arnaques sont actuellement devant les tribunaux ?
Selon le ministre, 529 affaires impliquant 5 778 personnes sont devant les tribunaux cambodgiens. Les suspects incluent notamment des ressortissants chinois, japonais, indiens et vietnamiens.
Cette enquête concerne-t-elle Siem Reap ?
L'article source ne mentionne pas Siem Reap. Il nomme Long Bay (Koh Kong), Preah Sihanouk, Phnom Penh et Poipet. Les conseils sur la vérification des employeurs et des bailleurs s'appliquent toutefois partout au Cambodge.
Les propriétaires de biens loués à des groupes criminels risquent-ils des poursuites ?
Oui. Le ministre a averti que ni les opérateurs ni les propriétaires de biens ne seraient exemptés de poursuites pour les petites opérations. Quant aux casinos et complexes hôteliers de grands hommes d'affaires, les autorités détermineront s'ils ont directement participé aux activités criminelles ou simplement loué leurs biens.

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