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Paludisme au Cambodge : zéro décès, mais pas encore éradiqué

Le pays a éliminé une souche mortelle et n'enregistre aucun décès depuis des années. Ce que cela signifie pour les expatriés.

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Mis à jour le 2026-04-28 5 min

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En bref

  • Le Cambodge n'enregistre aucun décès dû au paludisme depuis plusieurs années.
  • Une souche mortelle de paludisme a été éliminée du pays.
  • Les cas sont à un niveau historiquement bas, mais le paludisme persiste dans certaines zones rurales et forestières.
  • Pour les expatriés à Siem Reap, le risque est très faible, mais la prévention reste recommandée en cas de voyage en zone rurale.
0 depuis plusieurs années
Décès dus au paludisme
P. falciparum multirésistant
Souche éliminée
Niveau historiquement bas
Cas annuels
Très faible
Risque à Siem Reap

Que s'est-il passé exactement ?

Le Cambodge a franchi une étape majeure dans la lutte contre le paludisme. Selon les autorités sanitaires et l'OMS, le pays n'enregistre aucun décès lié au paludisme depuis plusieurs années. De plus, une souche particulièrement dangereuse de Plasmodium falciparum, résistante aux traitements, a été officiellement éliminée du territoire.

Les cas de paludisme sont désormais à un niveau historiquement bas. Ce succès est le résultat de campagnes de prévention, de distribution de moustiquaires et d'un accès accru aux traitements. Le Cambodge vise désormais la certification « sans paludisme » de l'OMS, un processus qui nécessite encore quelques années sans transmission locale.

Ce que cela signifie pour vous à Siem Reap

Pour les expatriés et voyageurs vivant à Siem Reap, le risque de contracter le paludisme est très faible. La ville et ses environs immédiats ne sont pas considérés comme des zones à haut risque. Les cas signalés concernent principalement les zones rurales reculées, notamment près des frontières thaïlandaise et laotienne, ainsi que les régions forestières.

Si vous vivez à Siem Reap et ne voyagez pas dans ces zones, vous n'avez pas besoin de traitement préventif systématique. Cependant, si vous prévoyez des excursions en jungle ou des séjours prolongés en zone rurale, une consultation médicale pour évaluer la nécessité d'une prophylaxie est recommandée.

Que faire si vous êtes inquiet ?

Voici les mesures pratiques à prendre :

  • Avant de voyager en zone rurale : consultez un médecin ou une clinique de médecine tropicale à Siem Reap (par exemple, l'Angkor Hospital for Children ou la Sihanouk Clinic). Demandez si une prophylaxie antipaludique est nécessaire en fonction de votre itinéraire.
  • Pendant votre séjour en zone à risque : utilisez un répulsif anti-moustiques contenant du DEET, dormez sous une moustiquaire imprégnée et portez des vêtements longs le soir.
  • En cas de symptômes : fièvre, frissons, maux de tête — consultez rapidement un médecin. Le paludisme se traite s'il est détecté tôt. Des tests de diagnostic rapide sont disponibles dans la plupart des cliniques.
  • À Siem Reap même : aucune précaution quotidienne particulière n'est nécessaire. Les moustiques sont plus une nuisance qu'un risque sanitaire majeur.

Pièges courants à éviter

Premier piège : croire que le paludisme a complètement disparu. Ce n'est pas le cas. Le risque zéro n'existe pas, surtout si vous vous aventurez dans les zones forestières des provinces de Mondulkiri, Ratanakiri ou près de la frontière thaïlandaise.

Deuxième piège : confondre les symptômes avec ceux de la grippe ou de la dengue. La dengue est également présente au Cambodge et peut provoquer des symptômes similaires. Une prise de sang est le seul moyen de différencier.

Troisième piège : se fier à des informations non officielles. Certains forums d'expatriés peuvent minimiser ou exagérer le risque. Référez-vous aux recommandations de l'OMS et du ministère de la Santé cambodgien.

À surveiller dans les semaines à venir

Le Cambodge devrait soumettre son dossier de certification à l'OMS dans les mois à venir. Si la certification est accordée, cela renforcera encore l'attrait du pays pour les expatriés et voyageurs soucieux de leur santé.

En attendant, la surveillance épidémiologique se poursuit. Les autorités restent vigilantes face à une éventuelle réintroduction du parasite via des voyageurs en provenance de pays voisins où le paludisme circule encore.

Pour les expatriés, la tendance positive est une bonne nouvelle : elle confirme que les infrastructures de santé et les politiques de prévention sont efficaces. Restez informés via les canaux officiels et les cliniques locales.

Questions fréquentes

Dois-je prendre un traitement préventif contre le paludisme si je vis à Siem Reap ?
Non, ce n'est pas recommandé pour les résidents de Siem Reap. Le risque est très faible. La prophylaxie n'est conseillée que si vous voyagez dans des zones rurales à haut risque, comme les provinces de Mondulkiri ou Ratanakiri.
Où puis-je me faire tester pour le paludisme à Siem Reap ?
Plusieurs cliniques et hôpitaux proposent des tests de diagnostic rapide, notamment l'Angkor Hospital for Children, la Sihanouk Clinic et le Royal Angkor International Hospital. Le test est simple et les résultats sont disponibles en 15 à 30 minutes.
Le paludisme est-il résistant aux traitements au Cambodge ?
La souche multirésistante de Plasmodium falciparum a été éliminée. Les traitements actuels, en particulier les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine, restent efficaces contre les souches encore présentes.
Existe-t-il d'autres maladies transmises par les moustiques à Siem Reap ?
Oui, la dengue est présente toute l'année, avec des pics pendant la saison des pluies. Le chikungunya et le virus Zika sont également signalés, mais moins fréquemment. Les mêmes mesures de prévention contre les piqûres de moustiques sont recommandées.

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Publié par

Siem Reap Hub

Le guide communautaire pour expatriés et voyageurs à Siem Reap, Cambodge